Première victime.

Première victime.
Celle que l'on appellera Antigone, telle est sa noirceur. Sa vie est un ramassis de merde. Enfin, c'est ce qu'elle nous fait croire. Père absent, mère indifférente -soit disant-. Pas forcément le bon milieu pour évoluer mais un mode de vie tout à fait correcte avec tous les petits bonheurs de la vie Européenne : logis, nourriture, eau chaude et électricité, sorties. Ca ne suffit pas à Antigone. Elle en veut toujours plus. Après s'être amouraché d'un garçon, ô combien mieux qu'elle, elle lui a donné son corps. Offert comme le cadeau dans les kinders surpriz'. Accompagnée de bons ami(e)s, toujours là. Mais non, ça ne suffit encore pas. Elle se plaint encore et toujours. En passant par l'éternelle discussion sur msn:

- Bonjour !
- Bonjour ** et merde elle me parle -_- **
- Ca va?
- Oui et toi?
- Bof ( non / pas trop / moyen )
- ** putain elle me refait le coup ** Qu'est-ce qu'il y a?

Pourtant, c'est pas comme si on en avait quelque chose à faire. C'est pas comme si à chaque semblant de crise, elle en avait finit avec ses problèmes, avec sa vie, comme elle se plait à le dire si souvent. Tout ça c'est rien en comparaison des petits africains qui subissent la sècheresse, en comparaison des jeunes filles chinoises, torturées et tuées parce qu'elles ne sont pas hommes. Ce n'est rien comparé au réchauffement climatique, mais elle persiste. Elle n'a peut-être pas une vie de rêve mais c'est la recherche du bonheur suprême qui fait que l'on avance. Elle, elle recule. Cette idiote ! Sa seule envie c'est de s'ouvrir les veines, et bien vas-y. Essaie pour voir ! Tu n'as pas de cran, jamais tu ne le feras. En fait tu te complais dans ta douleur petite impertinente. Tu aimes faire semblant d'avoir mal, tu aimes être plains. Tu veux qu'on est de la compassion? On a pitié de toi pauvre petite. Le jour ou tu grandiras tu comprendras que ta jeunesse était précieuse et que tu l'as gâché avec tes conneries suicidaires.

Tu cries au loup, mais jamais il ne vient. On n'y croit plus. Tout ça n'est pas important, puisqu'aujourd'hui tu as retrouvé quelqu'un. Tu vois, pas si difficile d'oublier le précédent. Surtout quand on a des amis qui épaule les chagrins. Certains n'en ont pas. Alors écoute ta chance maintenant.

En espérant que ton idiotie et ta bêtise soient du passé.

Némésis & Vénus.
# Posté le mercredi 20 février 2008 18:13
Modifié le jeudi 21 février 2008 16:06

Deuxième victime.

Deuxième victime.
La perfection n'existe pas. Mais ça, Calliopé ne le sait pas encore. Alors elle s'évertue, jour après jour, à tenter d'incarner, cette sensation qu'elle chérie tant. Ce sentiment que rien ni personne, ne pourra un jour, lui reprocher quoi que ce soit. Car dans tous les domaines, Calliopé est "parfaite". Elle se lève le matin, et revêt le masque de pureté, de chasteté qui lui va si bien. Est ce que quelqu'un la connait vraiment. Alors qu'elle même ne sait même pas qui elle est. C'est une rude tache qu'elle s'est imposée, et pour la rendre plus simple, pour rendre cette perfection plus accessible, quoi de mieux que de rabaisser le commun des mortels ? Ainsi, la perfection s'atteindra simplement lorsqu'elle passera au dessus, au dessus de ces bassesses d'adolescents. Amour, Sexe, Alcool, Drogue, Rock'n'roll. Très peu pour elle.

Alors elle cultive, l'art de l'éloquence, autant que celui du mensonge. Elle n'a pas le choix, si elle veut convaincre. Si elle veut s'en convaincre elle même. Les jolies filles deviennent de sa bouche, des putains, des filles faciles, trop faciles, si faciles, comparées à elle. Toujours discrètement, innocemment, elle crache sur ses rivales potentiels, sur celles qui, même sans le voir, pourraient lui faire de l'ombre. Mais ce qu'elle oublie, c'est qu'à force de vouloir être reconnue, on parlera d'elle, et ce qu'elle aura envoyé dans le dos de ses comparses, lui reviendra de plein fouet dans la face. Et elle perdra tout, petit à petit, ce qui faisait d'elle, ce qu'elle croyait être. Les fondements du mythe, s'effriteront peu à peu, avant d'être sauvagement démolis.

Sa vie n'est rythmée que par la jalousie. Elle a perdu l'amour à force de le repousser, elle a perdu l'affection, à force de jouer avec. Elle a perdu l'amitié, à force de vouloir être parfaite. Elle en a oublié qu'on aime les jolies choses, pour leur futilité, leur caractère éphémère et fragile. Leur naturel. Tout ce qu'elle n'a plus. Finalement, on lui réserve le même sort qu'à la perfection, l'inexistence. Mais la superficialité permet peut être d'endosser tous les rôles, ainsi, lorsque celui de la victime sera dépassé peut être en trouvera t-elle un autre à son gout, à sa taille. On la retrouvera bientôt en héroïne, qui sait.

Tu le dis si bien toi même, nous ne sommes pas du même monde. On l'a été, il y a longtemps, pourtant. Quand rire de toi même était encore imaginable. Regarde maintenant, comme tu ris si peu de toi, tu nous en offres le double. Autrefois tu étais drôle, aujourd'hui tu es risible. Pathétiquement risible. C'est le comble, pour toi dont on ne devrait que chanter les louanges, de voir que finalement, on ne fait que se moquer. Rendors toi, le cauchemar ne fait que commencer. Et je vais prendre soin de le nourrir, aussi longtemps qu'aura duré ta comédie. Bonne nuit.

Némésis.
# Posté le jeudi 21 février 2008 20:00
Modifié le vendredi 22 février 2008 19:36

III.

III.
Aglaé. Glaire, glotte, globule. Une fiente comme on en voit des belles. Une de ces filles qui nous répugne et nous dégoute. Manipulatrice, méchante, envieuse, jalouse, idiote, sans gêne... Une de ces filles que l'on ne pourra jamais comprendre.

Agaçante, Aglaé s'est toujours trouvé supérieure à tout le monde. Bizarrement, elle n'a jamais reconnu ses défauts, et ne les reconnaitra probablement jamais. Pourtant, quand on sait qu'on est mieux que quelqu'un on se le dit, mais elle, non. Comme si elle devait aussi se mentir à soi-même et pas qu'aux autres. Le mensonge elle connait, la manipulation aussi. Oublier de dire des choses à une personne, bien insister sur d'autres choses. Elle est calculatrice et pourtant si peu dépourvue de cervelle. Cela en ait presque irréel d'être aussi méchante pour son propre plaisir. Elle n'aime pas les gens, elle n'aime que sa propre personne (et sans doute ses gros seins) et son autre partie de c½ur. Ma foi, elle ne connait rien à la vie. Doit-on lui dire que la vie en société n'est pas qu'un déballage d'hypocrisie?

Elle ne changera pas. La jalousie la rend haineuse. Elle envie les autres sans cesse, et adore les rabaisser. Elle est contradictoire. Elle pense être meilleure que les autres mais elle n'a aucune confiance en elle. Elle fait la fille solide, qui sait ce qu'elle veut. C'est une faible. Elle cherche à s'identifier à certaines personnes, prend exemple, plagie. Pour arriver à quoi? A une personnalité qu'elle peut remodeler. Elle n'est pas fixe, elle peut changer du tout au tout. C'est un moule. Elle est esclave des gens, ce sont eux qui la rend vivante.

Cette fille pourrait incarner le mal mais imaginez Satan s'il n'avait pas confiance en lui. Ce serait un ridicule petit diable sans grande importance. C'est ce qu'elle est. Ou plutôt elle n'est rien. Elle ne vit pas, elle arrive à respirer par procuration. A croire qu'elle a même une sonde pour uriner. Aglaé n'hésitera pas à déstabiliser, à voir les points faibles, mais ce qu'elle ne sait pas, c'est que son tout est un point faible. Toute sa personnalité n'est qu'une illusion. Sa méchanceté est pure et fraiche. Elle arrive à dériver la conversation à son avantage afin de montrer les problèmes de l'autre et de se valoriser, elle, en contre partie. A croire que c'est un don. Surement le seul qu'elle a.

Parfois, elle va réussir à faire culpabiliser. En avouant ses quelques problèmes personnels, bien sur en les amplifiant fois dix. Marseillais sur les bords? Et les petits Africains qui crèvent de faim? A ces moments là, on risque de regretter (vraiment un tout petit peu hin) de penser autant de mal d'elle. Mais en fait, deux minutes plus tard, elle nous fait revenir à la réalité. Elle s'accroche aux seules choses qu'elle peut: la haine. Sa propre haine elle se l'inflige à elle-même. Au début, on ressent sa méchanceté, après, on ressent plus sa difficulté à vivre, à être ce qu'elle est. Elle n'est pas heureuse, elle a pourtant tout ce qu'une fille peut rêver. Mais non, ça ne suffit pas à quelqu'un d'aussi envieux. Elle veut prendre ta place, s'immiscer dans ton lit, prendre tes repas, apprendre à parler comme toi, tout simplement avoir une vie heureuse. Mais jamais rien n'y fera. Elle n'arrivera jamais à ressembler à qui que ce soit. Elle ne peut que continuer ses machiavéliques manipulations. Le peu de gens qui l'aime son souvent des faibles qui ont besoin d'amour (ils ont raison d'en vouloir). Elle en donne (si peu si peu) et veut qu'on l'adule. Elle n'est pas parfaite, mais elle est surtout rien. Un néant. Sa vie est dénuée de sens, elle n'a aucune morale. Le pire c'est que je la plains. Quel courage de ne pas changer devant de telles évidences. Elle ne sait pas ce qu'elle rate. La vie lui en veut de ne pas profiter. La vie la maudit. Merci la vie. Aglaé ne mérite que ça après ce qu'elle est.

Vénus.
# Posté le dimanche 24 février 2008 17:07
Modifié le dimanche 24 février 2008 17:45

Au suivant.

Au suivant.
Il y a ceux qui nous indiffèrent, ceux que l'on ne remarque pas, ceux que l'on oublie aussi vite que l'on a cligné des yeux. Il y a ceux qui nous ont cherchés, et qui nous ont trouvés, ceux que l'ont déteste, faute de ne rien ressentir, que l'on ignore. Et puis ils y ceux qui nous ont marqués, qui nous marquent, et qui nous marqueront encore. On n'aime pas grand monde, mais justement, ça nous fait des réserves d'affection gigantesques pour les privilégiés. Ils ne sont pas choisis au hasard. Ou peut être, je n'en sais rien, mais ils ont tous quelque chose en commun. Elle par exemple. Je ne lui donnerais pas de nom, parce que celui qu'elle s'est choisis lui va déjà à merveille. Elle est simple est originale à la fois, alliant perversité, dérision, beauté, humour, qualités et défauts parfois dans la même phrase.

Il y a eu une rencontre, dont on ne se rappelle ni la date, ni l'occasion. On sait juste à peu près, à qui on peut dire merci. Merci pour le moment. C'est pas comme tout le monde, et tu l'auras sans doute compris, peut être même aujourd'hui ces rencontres là font partis des plus importantes pour moi. Les plus longues, Les plus belles histoires d'amour.

Celle qui nous intéresse pour l'instant est bien loin d'ici, dans une de ces nombreuses contrées perdues, avec son prince charmant, marchand de chaussures il me semble. Elle n'a pas toutes ces caractéristiques spéciales, qui font que l'on n'aime pas quelqu'un. Elle n'aime pas les poids, ni les rayures de biatch. Mais par contre, ce qu'elle est douée pour les imitées, des heures de travail intensif devant la glace, j'en suis persuadée. Elle pourrait se fondre dans n'importe qu'elle masse. Pas parce qu'elle est banale, mais parce qu'elle est talentueuse. Vous voyez, James Bond, l'agent secret, bah elle, c'est pareil. D'ailleurs elle ressemble à Carmen, la fille d'Antonio Banderas dans spy kids. La preuve que c'est quand même pas n'importe qui. Elle n'est pas mijaurée, elle aime le sexe, elle le revendique, la cochonne. Et avec originalité je vous prie. Une bonasse aux gros nibars.

Il faut pas croire qu'elle ne soit que ça non plus. Elle est douce et attentive, à n'importe quel moment, même lorsqu'on la dérange. Elle s'imprègne de nos problèmes et n'en dort pas la nuit. Ça lui fait serrer les dents trop fort. Elle est possessive bien sur, protectrice et garde du corps, elle pourrait mordre les burnes de celui qui vous fait du mal, pour un peu qu'elle vous aime bien entendu. Mais elle sait tout avant tout le monde, même avant les principaux concernés, elle devine à vos maux, ce que vous ressentez. En échange bien sur, il lui faut son Je t'aime, parce que si elle décrypte ce qui ne la concerne pas, ou peu, elle a besoin de son lot de mots doux bien articulés. Qui pourrait lui en vouloir. Pas moi en tout cas.

"Je suis ton pile, toi mon face. Toi mon nombril et moi ta glace. Tu es l'envie et moi le geste. T'es le citron et moi le Zeste. Je suis le thé, tu es la tasse. Toi la Putain et moi la passe. Tu es la tombée moi l'épitaphe. Et toi le texte, moi le paragraphe. Tu es le lapsus et moi la gaffe. Toi l'élégance et moi la grâce. Tu es l'effet et moi la cause. Toi le divan moi la névrose. Toi l'épine moi la rose. Tu es la Belle et moi la Bête. Tu es le corps et moi la tête. T'es le sérieux moi l'insouciance. Toi l'ennui et moi la transe. Toi le très peu moi le beaucoup. Moi le sage et toi le fou. Tu es l'éclair et moi la foudre. Toi la paille et moi la poudre. Tu es le surmoi de mon ça. Tu es l'amer et moi le doute. Tu es le néant et moi le tout. Tu es le chant de ma sirène. Toi tu es le sang et moi la veine. T'es le jamais de mon toujours. "T'es mon amour t'es mon amour ". "


T'es la Vénus de la Némésis.

# Posté le dimanche 16 mars 2008 14:27
Modifié le lundi 24 mars 2008 11:38